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Je suis un parasite

Ça fait un peu plus de 10 ans que je suis entré dans la "vie active", non-stop depuis 2007 en enchaînant chaque nouveau poste , et là, d'un coup sans vraiment prévenir, je me retrouve donc au chômage en pleine période estivale alors… comment dire… vu que le recrutement est un peu désert à ce moment précis, ça va pas être une période cool.


Je ne sais pas avec exactitude d'où ça me vient mais cette situation me laisse comme un mauvais arrière goût dans la bouche…
Ça ne me plait que très modérément. Pourtant j'aurais le droit aux assedic, donc je devrais pas trop être dans la mouise financièrement parlant. Pourtant, quand je me pose 5 minutes pour y réfléchir, ça arrive à un tas de gens très bien de devenir chômeur. Pourtant je sais que je suis un privilégié, mon secteur recrute plutôt facilement et même plutôt à outrance de manière générale, donc je ne m'imagine pas rester chômeur très longtemps.


Mais d'où me vient donc ce sentiment de dégoût pour ma situation ?

Il y a sûrement un peu du fait que clairement, quand on travaille dans le web, on trouve plutôt facilement du travail sans même avoir à traverser la route et que le fait de n'avoir rien trouvé pour le moment me laisse un sentiment d'échec, comme si je le devais à tous ceux qui galèrent vraiment à trouver un job stable.
Alors oui, la période estivale est plutôt calme en matière de recrutement et oui je recherche quelque chose d'assez précis mais cela n'empêche pas que je me sens un peu mal.

Et puis je me dis aussi qu'on entend tellement de mal des chômeurs dans les médias, et ce à injuste titre, à les considérer comme des parasites fainéants qu'ils ont réussi à me faire sentir coupable ces cons…
Je ne suis même pas au chômage depuis plus de 24h et je me sens déjà comme la merde qu'on nous décrit partout.

Bon je relativise quand même après coup, je sais qu'il n'y a absolument rien de honteux à perdre son emploi, que vu l'état du marché du travail actuel il serait bien malvenu de reprocher quoique ce soit aux chômeurs de longue comme courte date.
Mais que voulez-vous ? Le matraquage médiatique a eu, au moins pendant un temps, raison de moi.

Bref, je suis un sale parasite fainéant qui vit aux crochets de la société mais je me soigne.